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L'eau expliquée aux élèves de Skhirate

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La crise environnementale incite l’Homme à repenser son mode vie. La crise environnementale incite l’Homme à repenser son mode vie.

À l’occasion de la Fête nationale de l’eau, célébrée le mois de mai de chaque année, l’Association pour un contrat mondial de l’eau (ACME-Maroc) a organisé plusieurs activités en partenariat avec la Délégation régionale de l’éducation nationale de Skhirate-Temara.

En marge de ces manifestations, l’association a aussi organisé une conférence sur le thème : «L’eau et l’école, des droits humains fondamentaux pour la réalisation du droit à l’accès à l’eau». «Pourquoi avons-nous choisi le thème de l’eau à l’école ?», s’est interrogé Mehdi Lahlou, président d’ACM-Maroc. «Parce que nous croyons que l’enfant peut changer le comportement de ses parents», a-t-il répondu. Pour ce militant écologiste, l’eau ne peut continuer à être gérée comme un produit marchand. «La gestion de l’eau ne doit plus être guidée par les intérêts privés. Nous essayons de dénoncer cette gestion. Pour ce faire, nous avons participé à la création à la création d’un Forum alternatif de l’eau, lors du Forum mondial de l’eau à Marseille», a ajouté M. Lahlou. Aujourd’hui face à la rareté des ressources naturelles, l’eau considérée que patrimoine commun doit être gérée par une communauté de base. Cette entité constituée par un groupement volontaire d’individus, unis par les mêmes intérêts et obéissant à des règles de vie commune, devrait représenter les habitants d’un village, d’un groupe de villages, etc. «À l’école, il faut abandonner l’enseignement de l’individualisme et la compétition pour les remplacer par le partage du savoir et la solidarité», a indiqué Jean-Pierre Wauquier, professeur universitaire et président en France de l’«Association H20», lors de cette rencontre.

Par ailleurs, la crise environnementale incite l’Homme à repenser son mode vie. «L’Homme doit penser aux autres espèces et non à lui-même. L’école peut nous permettre de vivre loin des antagonismes. L’éducation doit transformer l’Homme pour qu’il devienne respectueux de toutes les formes de vie», a jouté M. Wauquier.

Selon les observateurs, les ressources naturelles tendent à se réduire tandis que la démographie explose. «Quelque 97% de l’eau se trouvent dans les océans, 3% dans les calottes glacières et 0,1% d’eau douce restent disponibles pour répondre actuellement aux besoins de la population mondiale.»
Si la pénurie de l’eau se profile dans les prochaines années dans les pays qui souffrent déjà du stress hydrique, «il est important aussi de signaler que les maladies hydriques tuent quotidiennement quelque 30 000 personnes. C’est l’équivalent de 100 crashs de Boeing par jour», a expliqué M. Wauquier.

Ce dernier rejoint le combat du politicologue et économiste italien, Riccardo Petrella, qui appelle à la constitution d’un collectif multidisciplinaire sur le patrimoine commun dans chacune des universités des pays qui ont signé, en juillet 2010, la résolution de l’ONU sur le droit à l’eau et à l’assainissement.
Pour les défenseurs de l’environnement, l’eau ne nous appartient pas, elle doit être léguée dans de bonnes conditions aux générations futures. Selon eux, il faut se servir de la question de l’eau pour rassembler tout le monde. En politique, gauche et droite sont d’accord pour une gestion durable de l’eau.

 

Haithem Souala

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